À Saint-Denis, les contrats Parcours Emplois Compétences (PEC) jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des écoles et l’insertion de personnes éloignées de l’emploi. Mais leur avenir suscite l’inquiétude de la maire, Ericka Bareigts, qui appelle à un engagement renforcé de l’État.
"Affectés en tant qu’agents de cantine, agents d’entretien ou ASEM, ces contrats PEC participent au bon accueil de plus de 17 000 enfants scolarisés dans les 74 écoles publiques de la Ville."
Alors que la commune fait face à une forte précarité – 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, 42 % des familles sont monoparentales, et plus de la moitié des enfants dans ces familles vivent dans une grande pauvreté – la maire rappelle que "la compétence de l’emploi et de l’insertion ne peut reposer uniquement sur les actions des maires".
"Il ne faut pas détourner le regard face à une telle injustice sociale", insiste Ericka Bareigts, qui demande le maintien d’au moins 600 PEC par an pour garantir l’équilibre dans les écoles et dans le tissu social local.
Elle formule également deux autres revendications :
Une visibilité suffisante pour organiser les recrutements.
Un retour à une prise en charge de 21 heures par semaine sur douze mois, afin de permettre aux agents de remplir leurs missions dans de bonnes conditions et de bénéficier d’une véritable formation.
En mars 2025, la maire de Saint-Denis a interpellé Catherine Vautrin, ministre du Travail, sur la "grande fragilité" du territoire en matière d’insertion et de politiques sociales. Elle a également participé, le 2 avril au Jardin de la Liberté, à une mobilisation aux côtés des maires, parlementaires, syndicats et responsables politiques réunionnais.
"Je continuerai à porter cette voix avec détermination pour plus d’égalité, de justice et de dignité en faveur des Dionysien.ne.s et, plus largement, des Réunionnais.e.s", conclut-elle.
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